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Lac de l’Agnelin (2322m)

Montagne des Sept Laux

Isère

 

Latitude  45° 13' 31'' N
Longitude 6° 05' 26'' E
Altitude 2 322 m

 

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



Itinéraires d'accès au lac

HORS SENTIER, NON-BALISÉ, HYPER LONG, DIFFICILE
Altimètre, boussole, connaissances topographiques et excellente condition physique obligatoires ! ! !

 

      Le lac de l’Agnelin (2 322 m) se situe dans la Montagne des Sept Laux, au SUD du Fond de France (1 087 m) et au SUD d'Allevard (464 m) (Isère) (carte n°1 et carte n°2). Il se trouve aussi au-dessus de la rive droite de la Vallée de l'Eau d'Olle et du barrage de Grand'Maison et au NORD-EST du Rivier d'Allemont (1 264 m) (Isère). Au moins deux départs de randonnée sont possibles.

- Départ d'un parking du Fond de France (1 087 m) (carte n°2) : (Randonnée N°1)
L'accès routier passe par Allevard et remonte la Vallée du Breda par la D 525a jusqu'au Fond de France (1 087 m), terminus de la route et départ du sentier de la randonnée (carte n°2). L'accès en voiture jusqu'à l'un des parkings (1 087 m) du Fond de France peut se faire depuis Allevard (accès routier n°1), Goncelin (accès routier n°2), Pontcharra (accès routier n°3), Chambéry (accès routier n°4), Grenoble (accès routier n°5) ou Albertville (accès routier n°6), par exemple.

- Départ au niveau du barrage de Grand'Maison: parking au niveau du pont qui franchi le torrent de Rieu Claret (1 770 m), à la limite entre l'Isère et la Savoie. (Randonnée N°2)
On peut atteindre le lac de l'Agnelin (2 322 m) en passant par le lac de l’Âne (2 417 m), puis le col de l'Agnelin (2 638 m) et en descendant de plus de 300 m dans un pierrier QU'IL FAUDRA REMONTER ! Le parking de départ de la randonnée est environ 4 km sous le col du Glandon (1 924 m), en versant SUD, au niveau du pont qui franchi le torrent de Rieu Claret (1 770 m), à la limite entre l'Isère et la Savoie. (Le parking se trouve juste avant le pont, du côté Isère (carte n°3)).
      L'accès routier emprunte la D 526, si on vient de l'Isère et la D 927 ou D 926, si on arrive de Savoie, respectivement par le col du Glandon (1 924 m) ou le col de la Croix de Fer (2 064 m). L'accès en voiture jusqu'au parking du pont de Rieu Claret (1 770 m) peut se faire depuis Le Rivier d'Allemont (accès routier n°7), Allemond (accès routier n°8), Saint-Jean-de-Maurienne (accès routier n°9), Le Bourg d'Oisans (accès routier n°10), Grenoble (accès routier n°11) ou Briançon (accès routier n°12), par exemple.

      Les itinéraires de randonnée sont:

  N°1 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©
Suivre l'itinéraire décrit ci-dessus et poursuivre hors-sentier au SUD-EST du lac du Cos (2 182 m).

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©
Suivre l'itinéraire hors sentier décrit ci-dessus, puis atteindre le col de l'Agnelin (2 638 m). Descendre de plus de 300 m dans un pierrier QU'IL FAUDRA REMONTER !



Contexte géologique du lac

      Dans le Massif d’Allevard, la dépression suspendue de la Montagne des Sept Laux héberge une douzaine de lacs principaux. Ce site, orienté NORD-SUD, avec un fond presque plat, est une auge glaciaire (vallée en U). La présence de roches moutonnées indique qu’une langue glaciaire débordait depuis la vallée de l’Eau d’Olle (diffluence), où se trouve le barrage de Grand’Maison. Celle-ci s’écoulait vers le NORD pour rejoindre la vallée du Bréda, où se situe Le Fond de France. Plus tard cette diffluence a laissé un glacier suspendu sur un plateau, où les glaces s’échappaient vers le NORD (vallée du Bréda) et vers le SUD (vallée de l’Eau d’Olle). Par la suite, la fonte de ce glacier a mis à jour des zones de surcreusement, occupées aujourd’hui par des lacs, séparées par des verrous de roches moutonnées. (1)

      Ainsi les lacs des Sept Laux sont des lacs de surcreusement glaciaire, barrés par un verrou rocheux. (Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde [on parle de surcreusement] que s’il avait été causé par de l’eau liquide). Lorsqu’un verrou, constitué par des roches plus dures, plus résistantes à l’abrasion, tend à bloquer l’écoulement d’un glacier, la glace qui continue à s’accumuler en amont, creuse, affouille, érode dans les roches les plus tendres. Les débris rocheux dus à l’érosion sont évacués en remontant la pente dans le sens de l’écoulement du glacier. Une dépression se forme dans la zone SUR-creusée : on la nomme OMBILIC GLACIAIRE. Le barrage naturel, qui est à l’origine de la formation de cet ombilic, porte quant à lui le nom de VERROU GLACIAIRE. Lorsque le glacier fond, un lac occupe l’ombilic avant d’être comblé par des alluvions.
À noter que le verrou de certains lacs des Sept Laux a été surélevé par la construction d'une digue à des fins de production électrique.

      La dépression des Sept Laux est constituée de granites. Du granite monzonitique (à biotite) à grain moyen affleurent au fond de l’auge glaciaire, le long de l’axe où se situent les lacs principaux. Plus haut, les pentes des rivages EST et OUEST sont formées par du granite clair (à biotite et à muscovite), dont la taille du grain est variable. (1)

      Le lac de l’Agnelin (2 322 m) occupe une place à part dans cet ensemble. Il est logé dans les pentes EST de l'auge glaciaire au niveau d'un l'affleurement de granite clair (à deux micas) à enclaves gneissiques. (1) (2)
 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°2 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°3 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°4 d’après le site LA GÉOMORPHOLOGIE GLACIAIRE www.geoglaciaire.net de Claude BEAUDEVIN, Copyright ©


Contexte écologique du lac

      L'espace naturel qui héberge le lac de l’Âne (2 417 m) se situe sur la rive droite de la haute vallée de l'Eau d'Olle, entre le Col du Glandon et la combe du ruisseau des Sept-Laux. Le climat y est frais et humide. Le site comprend les étages de végétation montagnard, subalpin et alpin.

      Toute une panoplie d'habitats se trouvent ici :
- des formations végétales spécifiques aux sols rocheux, aux éboulis siliceux et aux rocailles de haute altitude, qui occupent une place prépondérante,
- des forêts d'Épicéa et de Hêtre en pied de versant,
- des landes subalpines parsemées de Pin cembro (ou Arolle) (Pinus cembra L., 1753) ou de Pin à crochets (Pinus uncinata),
- des prairies et des pâturages subalpins,
- des formations herbacées de mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." occupant les couloirs d'avalanche,
- des pelouses alpines,
- quelques bas-marais acidophiles et petits lacs glaciaires.

      La flore sur le versant EST de la Montagne des Sept Laux, est composée essentiellement d'espèces acidiphiles en relation avec la nature géologique du substrat (roches cristallines). Le site abrite ainsi :
- dans les mégaphorbiaies"Une mégaphorbiaie (du grec mega, grand et phorbē, paturage) est une formation végétale luxuriante, constituée de grandes herbes, de 1,5 m à plus de 2 m de hauteur, se développant sur des sols riches, frais, non-acides et humides." et les couloirs d'avalanche :
   - l'Aconit paniculé (Aconitum variegatum), Renonculacée,
   - la Campanule à larges feuilles (Campanula latifolia),
   - la Rhapontique scarieuse (Rhaponticum scariosum subsp. scariosum Lam., 1779 = Stemmacantha rhapontica subsp. lamarckii Dittrich, 1990),
   - le Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum), connu sous le nom de Chardon bleu des Alpes, ...mais qui n'est pas un Chardon, spectaculaire Apiacée aux bractées bleu violacé, possède ici deux petites populations résiduelles comportant une centaine de plantes chacune, espèce endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." des Alpes,
- dans les prairies et pelouses :
   - l'Orchis pâle (Orchis pallens),
   - l'Orchis grenouille (Coeloglossum viride),
   - la Véronique d'Allioni (Veronica allionii Vill.), petite plante à fleurs bleues, endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." du sud des Alpes occidentales,
   - le Lys orangé (Lilium bulbiferum),
- dans les landes subalpines :
   - la Camarine noire (Empetrum nigrum), sous-arbrisseau persistant,
   - le Lycopode sélagine (Huperzia selago),
- dans les milieux humides :
   - le Rubanier à feuilles étroites (Sparganium angustifolium).

      Parmi les Mammifères de cet espace naturel , se rencontrent :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), Caprin dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Chamois (Rupicapra rupicapra), Caprin si agile qu'il semble défier les lois de la gravité !

      La population aviaire est représentée par :
- la Perdrix bartavelle (Alectoris graeca), Galliforme méridional de montagne recherchant les versants ouverts et ensoleillés avec des barres rocheuses,
- l’Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix),
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme relique de l’époque glaciaire d'origine arctique, qui fréquente les reliefs fréquemment déneigés et balayés par les vents,
- l'Accenteur alpin (Prunella collaris),
- le Chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus), Corvidé rupicole et cavernicole.

      (En savoir plus)

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

Photo n°P1000776
Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Le lac de l'Agnelin est juste derrière la butte...

Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Photo n°P1010583
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Vue direction Ouest-Nord-Ouest, sur le Pic de la Belle Étoile (2718m) au loin

Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Photo n°P1010584
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Vue direction Nord

Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Photo n°20110811
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Vue sur le Pic de l'Agnelin (2740m)

Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Photo n°20110812NHD
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Vue direction Nord

Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Photo n°P1010582
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue direction Est, depuis le col de l'Agnelin (2740m)

Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Photo n°20110809NHD
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue direction Est, depuis le col de l'Agnelin (2740m)
(Les noms des lacs s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Les lacs des Sept Laux (Sept-Laux, Isère)
Photo n°P1010580
Cliché Dominique SOYEZ
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Du col de l'Agnelin (2638m), vue sur les lacs des Sept Laux
(Les noms des lacs s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°P1010587
Lac de l’Agnelin (2322m) (Sept-Laux, Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
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Le dos au lac, au loin le Pic de la Belle Étoile (2718m)

 

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