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Chamois
(Rupicapra rupicapra)

 

BIOLOGIE DU CHAMOIS

        Contrairement au Bouquetin, qui aime les rochers ensoleillés et qui a des sabots trop mous pour pouvoir évoluer sur des sols enneigés, le Chamois recherche les névés, les terrains friables, les pentes plutôt ombragées, la forêt (4). Le bord dur et tranchant des ses sabots s’accroche à la neige la plus compacte, tandis qu’une membrane interdigitale limite l’écartement des doigts, diminue l’enfoncement dans la neige en augmentant la surface de sustentation et fait office de véritable raquette (3) (4). Le Chamois est l’Ongulé de névé et de glacier par excellence.

Photo n°201504002
Chamois de Chartreuse (Rupicapra rupicapra cartusiana)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

 

         On appelle bouc, le mâle adulte, et chèvre, la femelle adulte. Le dimorphisme sexuel est peu marqué. Le chevreau ou cabri est le jeune Chamois de l’année. Le jeune de l’année précédente porte le nom d’éterlou s’il s’agit d’un mâle, et d’éterle s’il s’agit d’une femelle. La chèvre, trop âgée pour avoir des chevreaux, porte le nom de bréhaigne (1).

         On rencontre en France deux espèces de Chamois (Rupicapra rupicapra [Chamois] et Rupicapra pyrenaica [Isard]), parmi lesquelles on distingue trois sous espèces : Rupicapra rupicapra rupicapra est le Chamois couramment rencontré dans les Alpes ; Rupicapra rupicapra cartusiana est LE Chamois du massif de la Chartreuse ; quant à Rupicapra pyrenaica pyrenaica, il s’agit du fameux Isard des Pyrénées (1).

         Le Chamois bêle et chuinte. Si le bêlement rappelle celui de la Chèvre domestique, le chuintement, souvent utilisé comme signal d’alarme, est quant à lui bien différent : il s’agit d’un sifflement soutenu que l’animal produit bouche fermée, par une brusque expiration nasale (1).

Le Chamois, moins bien adapté au froid que le Bouquetin, peut tout de même rester plusieurs heures immobile, en plein vent avec des températures inférieures à –20°C (4). Mais il craint la chaleur et recherche de ce fait la neige et les ubacs ombragés (4).

Le volume de son myocarde est supérieur de 35% à celui de l’Homme (1) (3). L'épaisseur de la paroi de son ventricule gauche dépasse 15 mm (6 à 10 mm chez l'Homme), témoignant ainsi de la puissance des contractions de son cœur (1). Ses hématies sont 2,5 fois plus nombreuses que chez l'Homme (respectivement 10 à 15 millions / mm3 et 4,5 millions / mm3 ) (1) (2) (4) (6), avec un diamètre 2 fois plus petit (comme tous les Caprinés compris entre 3 et 4,5µ (2), 8µ chez l'Homme). Bien que possédant de petites hématies, le Chamois a un sang épais et visqueux à cause d'un hématocrite à 55% (1) (4) (6). Ses poumons sont également très développés avec une masse de 1Kg (500g chez l'Homme), offrant de ce fait une très grande surface d'échange gazeux (6). Le Chamois est capable de s’élever de 1 000 m de dénivellation en moins de 15 min. Mais une température interne de 39,5°C au repos lui empêche de faire tout effort d’endurance (5). Au repos absolu, la fréquence cardiaque du Chamois est de 80-85 battements / min (1) (60 à 70 chez l'Homme), et sa fréquence respiratoire 25 cycles / min (6) (18 chez l'Homme). Après un déplacement très rapide le nombre de pulsation s'élève à plus de 200 / min (6) (180 chez l'Homme jeune).

Bernard FISCHESSER (4) lui attribue les exploits suivants:
- Saut en hauteur : 4 à 5m
- Saut en longueur : 7 à 12m !
- Chute libre : 8m

Deux fois moins gros que le Bouquetin, le Chamois est cependant plus intelligent, plus leste et plus énergique (4).

Contrairement au Bouquetin, le Chamois est très craintif. On ne peut pas l’approcher à moins de 25 à 100m dans les zones où il n’est pas chassé et environ 300m ailleurs (3).

Pour en savoir plus, consultez la bibliographie et la webographie qui suivent et surtout la thèse passionnante de Guillaume BONNETON sur la biologie du Chamois dans ses composantes anatomique, physiologique, physiopathologique et écologique. Ce mémoire a le triple intérêt d’être complet, accessible à tous et…gratuit ! (version en ligne au format pdf : http://www3.vet-lyon.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2001lyon106.pdf )

Photo n°201504004
Chamois de Chartreuse (Rupicapra rupicapra cartusiana)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

 

BIBLIOGRAPHIE

  N°1 BONNETON Guillaume (2001)
« Biologie du Chamois
(Rupicapra rupicapra) » ; Thèse de médecine vétérinaire n°106 présentée à l'Université Claude Bernard (Lyon I). http://www3.vet-lyon.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2001lyon106.pdf

  N°2 COLLES E. H. (1979)
« Le laboratoire en clinique vétérinaire »; Chapitre 4: Hématies; Vigot Frères Éditeurs

  N°3 DRAGESCO Eric (1995)
« La vie sauvage dans les Alpes » ; Éditions Delachaux & Niestlé

  N°4 FISCHESSER Bernard (2009)
« La vie de la montagne » ; Éditions de la Martinière

  5 López-Olvera J. R., Marco I., Montané J., and Lavín S., (2006)
Haematological and serum biochemical values of southern chamois (Rupicapra pyrenaica)
The Veterinary Record 158(14):479-484.

  N°6 VALLES Olivier, Nicolas (2002)
« La chasse à l’Isard (rupicapra pyreneïca); Aspect réglementaire exemple des Hautes Pyrénées » ;
Thèse de médecine vétérinaire ; École vétérinaire de Toulouse. http://oatao.univ-toulouse.fr/1045/1/celdran_1045.pdf

 

WEBOGRAPHIE

  N°1' Michel CHAVROT, Vallée de Ceillac http://www.ceillac.com

  N°2' WIKIPÉDIA http://fr.wikipedia.org

 

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