Ce site vit grâce à la publicité. Soyez sympas, désactivez provisoirement votre bloqueur de publicité le temps de votre visite. Merci à vous.

 
Retour au sommaire
Partagez sur Twitter Partagez sur Facebook Partagez sur Google Plus Partagez par email
 

Éclectique . . .

 

  Paysages de montagne enneigés
  Cascade inférieure du Cirque de Saint-Même (1037 m) (limite Isère-Savoie)
  Couleurs d'automne d'un mélézin dans le Queyras (Hautes-Alpes)
  Couchers de soleil
  Photographies de la mer de nuages dans les vallées grenobloises
  Comment se forme la mer de nuages ?
  La mer de nuages montre l'allure générale des glaciers du quaternaire

  Les cargneules de Ceillac (Queyras, Hautes-Alpes)
  Face Sud du monolithe de la Folatière (1788m) (Chamechaude, Chartreuse, Isère)
  Glaciers rocheux de Marinet (Haute Ubaye, Alpes de Haute Provence)
  Qu'est-ce qu'une tourbière ?
  Les lacs de montagne: de la molécule d'eau à l'écosystème
  Mont Viso (Monte Viso) (ITALIE)
  La Demoiselle coiffée (1 610 m) (Château Ville Vieille, Queyras, Hautes-Alpes)
  Église Sainte Cécile (1 664 m) (Ceillac, Hautes-Alpes)
  La fontaine de Réotier (Réotier, Hautes-Alpes)
  Les sources thermominérales du plan de Phazy (Guillestre-Risoul, Hautes-Alpes)
  Ancien poste optique (2 505 m) de la Crête des Chambrettes (2 582 m) (Ceillac, Queyras, Hautes-Alpes)
  Radiolarites du Monte Cruzore (ITALIE)

Photo n°20050202
Paysages de montagne enneigés
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Paysages de montagne enneigés

(Plus de photographies)

Photo n°201606002
Cascades du Cirque de Saint-Même (1037 m)
(limite Isère-Savoie)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Cascade inférieure du Cirque de Saint-Même (1037 m) (limite Isère-Savoie)

      Le cirque de Saint-Même se situe dans le massif de la Chartreuse. La source du Guiers Vif et son écoulement forment la limite de deux départements: rive droite, la Savoie et rive gauche, l'Isère.
      La formation de ce cirque est étroitement liée au passage d'une grande faille: le décrochement du col de l'Alpe. Après le décrochement, l'érosion a retiré les parties saillantes des plis. Des écoulements ultérieurs ont provoqué progressivement le recul de la falaise et accentué ainsi le renfoncement du cirque, à l'endroit même des sources du Guiers Vif.

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Couleurs d'automne d'un mélézin
dans le Queyras (Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Couleurs d'automne d'un mélézin dans le Queyras (Hautes-Alpes)

(Plus de photographies)

Couchers de soleil en montagne

Couchers de soleil

(Plus de photographies)

Mer de nuages, dans les
vallées grenobloises, Isère

 Mer de nuages dans les vallées grenobloises (1 de 3)

Photographies de la mer de nuages dans les vallées grenobloises


      Très souvent l’hiver, lors de conditions anticycloniques (hautes pressions = temps stable), une couverture nuageuse de basse altitude se forme dans les vallées grenobloises. En plaine, règne alors un temps nuageux, froid et humide, tandis qu’en montagne, au-dessus de la mer de nuages, le soleil brille dans une atmosphère douce et sèche.
      Contrairement à une situation habituelle, l’air est plus chaud en montagne qu’en plaine (de 10 voire 20°C). Les températures qui normalement décroissent lorsque l’altitude augmente, se trouvent ici dans une situation inversée. Les météorologistes appellent ce phénomène INVERSION.

(Plus de photographies)

Comment se forme la mer de nuages ?

 Mer de nuages dans les vallées grenobloises (2 de 3)

Comment se forme la mer de nuages ?

      Contrairement à une situation habituelle, dans le cas d'une situation propice à l'apparition d'une mer de nuages, l’air est plus chaud en montagne qu’en plaine (de 10 voire 20°C). Les températures qui normalement décroissent lorsque l’altitude augmente, se trouvent ici dans une situation inversée. Les météorologistes appellent ce phénomène INVERSION...
      Au début de l’inversion, les vallées contiennent une couche d’air froid « lourd » emprisonné par les montagnes environnantes. Cette couche forme un véritable lac d’air froid...
      Dans les vallées, le soleil hivernal est trop faible pour réchauffer le lac d’air froid. Celui-ci ne peut pas perdre son humidité par évaporation. L’eau contenue dans l’air froid devient vite saturante ; elle se condense : dans le lac d’air froid, se forme une mer de nuages...

(Lire la suite)

La mer de nuages montre l'allure
générale des glaciers du quaternaire

  Mer de nuages dans les vallées grenobloises (3 de 3)

La mer de nuages montre l'allure générale des glaciers du quaternaire

      La vallée du Grésivaudan, entre CHAMBÉRY et GRENOBLE, s’est probablement formée par l'érosion fluviatile, puis a été fortement aménagée par le passage des glaciers de l’ère quaternaire. A l'époque de la dernière glaciation (Würm"Cette glaciation, nommée Würm pour la partie alpine, débute voici 70 000 ans et s’achève il y a 20 000 ans. (Au moins aux alentours du 45ème parallèle)." : de -70 000 à -20 000 ans), il y a 40 000 ans, la surface du glacier atteignait l’altitude maximale de 1 200 m...

(Lire la suite)

Les cargneules de Ceillac, Queyras, Hautes-Alpes

Les cargneules de Ceillac (Queyras, Hautes-Alpes)

      À 4 Km de CEILLAC, dans le Queyras (Hautes-Alpes), et au-dessus du hameau LE TIOURE (itinéraire), se dressent de très belles formations monolithiques nommées CARGNEULES. Que sont les cargneules? (Lire la suite)

      Très schématiquement, on peut dire que la cargneule était originellement de la dolomie"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …", qui, sous l'action de l'ion calcium (Ca2+) libéré par le gypse"Du latin «gypsum», pierre à plâtre, gypse, le gypse est du sulfate de calcium cristallisé, qui s'est formé par "précipitation" dans des eaux marines très peu profondes et surchargées en sels, sortes de marais salants naturels.
Dans les Alpes françaises, le gypse s'est principalement déposé au Trias supérieur. Les gypses sont très solubles sous l'action des eaux météoriques : formation de cavités, d'entonnoirs de dissolution..."
se trouvant à proximité, s'est transformée partiellement en calcaire. Et ceci de manière non homogène sur l'ensemble de la roche. Les conditions de cette transformation ne sont pas connues avec exactitude et les hypothèses restent très controversées.

(En savoir plus, avec plus de photographies)

monolithe de la Folatière (1788m), 
Chamechaude, Chartreuse, Isère

Face Sud du monolithe de la Folatière (1788m) (Chamechaude, Chartreuse, Isère)

      Le monolithe de la Folatière se trouve sur le sentier du sommet de Chamechaude dans la Chartreuse (Isère). Ce rocher, caractéristique par ses ciselures, apparait comme un bloc éboulé qui se détache sur la pente de Chamechaude, au bord du sentier de la voie normale depuis le col de Porte, à 1 788 m d'altitude.
      Mais ce n'est pas un bloc éboulé: il est une partie intégrante de la dalle urgonienne qui s'élève, plus haut, jusqu'au sommet de la montagne.

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Glaciers rocheux de Marinet
(Haute Ubaye, Alpes de Haute Provence)

Glaciers rocheux de Marinet (Haute Ubaye, Alpes de Haute Provence)

      Le versant nord du chaînon de l'Aiguille de Chambeyron (3 412 m), loge encore deux minuscules glaciers de cirque, les plus méridionaux des Alpes françaises... Leurs moraines respectives se sont transformées en de spectaculaires glaciers rocheux, aux fronts lobés, dont les extensions s'étirent jusqu'au fond du vallon de Marinet... Mais les conditions nécessaires à leur activité ne sont pas remplies...

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Qu'est-ce qu'une tourbière ?

Qu'est-ce qu'une tourbière ?

      Les Bryophytes du genre Sphagnum (Sphaignes), prolifèrent en milieux humides et froids. Les Sphaignes vivantes effectuent la photosynthèse et se développent en surface, au bord des marécages. Les Sphaignes mortes, qui absorbent jusqu'à 40 fois leur volume d’eau, s’entremêlent aux Sphaignes vivantes, et donnent une texture caractéristique spongieuse. Les cellules mortes finissent par se déposer sans se décomposer. Ce processus est appelé TOURBIFICATION. Les dépôts de matière organique non-décomposée portent le nom de TOURBE et les milieux humides dans lesquelles les Sphaignes évoluent, celui de TOURBIÈRE. La tourbière est un milieu évolutif qui voit un lac se transformer progressivement en forêt...

(En savoir plus)

Les lacs de montagne: de la molécule d'eau à l'écosystème

Les lacs de montagne: de la molécule d'eau à l'écosystème

      Pour peu que leur altitude ne dépasse pas 2 600 m, avec une exposition et des conditions climatiques favorables, les lacs de montagne offrent non seulement une possibilité d’accueil pour des organismes vivants, mais permettent aussi l’épanouissement de la biodiversité. Ceci n’est réalisable que grâce aux propriétés physico-chimiques bien particulières de la molécule d’eau... De plus, selon leur localisation, leur altitude, leur exposition, leur profondeur, leur superficie, les lacs accueillent des espèces différentes. Cette biodiversité si particulière confère l’originalité, l’intérêt et la richesse des lacs de montagne.

(En savoir plus)

Mont Viso (3 841 m) (Monte Viso) (ITALIE)

Le Mont Viso (3 841 m) (Monte Viso) (ITALIE)

        Le sommet du Mont Viso (3 841 m) est constitué de basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." en coussins, empilement de "coussins" ou d'"oreillers" dont le diamètre varie de quelques décimètres à environ 1 mètre. Or cette structure en coussins est typique des laves émises par des volcans sous-marins (pillow-lava, en anglais). Ces basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." sont les témoins de la présence de l'océan Téthys de l'ère secondaire, ou du moins du fragment "liguro-piémontais" de cet océan.  Au fond de la Téthys, à 3 km de profondeur, de la lave en fusion s'étalait sur la croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", il y a 150 millions d'années; ce fond marin se situe maintenant 4 km au-dessus du niveau de la mer !  (Lire la suite)

(En savoir plus sur la géologie du Mont Viso, avec plus de photographies)

Demoiselle coiffée (Château-Ville-Vieille, Queyras, Hautes-Alpes)

La Demoiselle coiffée (1 610 m) (Château Ville Vieille, Queyras, Hautes-Alpes)

      La Demoiselle coiffée se situe dans une moraine constituée de sable, de graviers et de blocs de toutes dimensions, reposant sur des schistes lustrés. La « demoiselle » est formée d’une colonne claire d’une dizaine de mètres, coiffée d’un gros bloc sombre de gabbro.

      La grande hauteur de cette formation est la résultante de 2 phénomènes :
- l'érosion : alors que les matériaux meubles subissent un ravinement tout autour de la formation, le rocher forme un chapeau qui protège de la pluie l’ensemble de la colonne de sable et de gravier ;
- la minéralisation : la remontée d’eau par capillarité, du sol vers la coiffe, permet la précipitation de carbonate de calcium (Ca2+CO32-) saturant : il s’ensuit une cimentation des sables et graviers de la colonne la rendant plus résistante à l’érosion.

      La paroi de la colonne est hérissée de pierres en saillie qui fonctionnent comme des gargouilles, s'égouttant les unes sur les autres : les phénomènes de ruissellement et d'érosion le long de la paroi sont ainsi limitées et la base de la colonne s'élargit. Pourtant, la demoiselle disparaîtra quand elle aura perdu sa coiffe.  (Lire la suite)

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Photo n°201807024
Église Sainte-Cécile à Ceillac (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Église Sainte Cécile (1 664 m) (Ceillac, Hautes-Alpes)

      L’église Sainte Cécile, comme beaucoup d’autres dans la région, est essentiellement construite avec des cargneules : roches abondantes à Ceillac, faciles à tailler, légères parce que pleines de trous, ce qui est particulièrement utile pour construire des voûtes et des clochers. Plus ancienne que l’église Saint-Sébastien, elle daterait du XIVème siècle et existait déjà en 1346... (Lire la suite)

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Fontaine pétrifiante de Réotier, 
Réotier, Guillestrois, Hautes-Alpes

La fontaine pétrifiante de Réotier (Réotier, Hautes-Alpes)

      La formation rocheuse de la fontaine est constituée par du tuf"Du latin tofus « pierre poreuse et friable », le tuf est une roche poreuse, légère, souvent friable, formée de dépôts dont l'origine est soit volcanique, soit calcaire." calcaire ou travertin, une roche sédimentaire calcaire criblée de petites cavités. Blanc à l’état pur, sa coloration grise, jaunâtre ou marron est fonction de ses impuretés. Comment ce tuf calcaire se forme-t-il ?
      L'eau de ruissellement s’infiltre dans les terrains composés de calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3.", de dolomies"Les dolomies sont des roches sédimentaires, qui contiennent au moins 25% d’un minéral nommé dolomite (carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2), et aussi d’autres carbonates (carbonate de calcium, CaCO3) , (carbonate de magnésium, MgCO3), …", de cargneules et de gypse"Du latin «gypsum», pierre à plâtre, gypse, le gypse est du sulfate de calcium cristallisé, qui s'est formé par "précipitation" dans des eaux marines très peu profondes et surchargées en sels, sortes de marais salants naturels.
Dans les Alpes françaises, le gypse s'est principalement déposé au Trias supérieur. Les gypses sont très solubles sous l'action des eaux météoriques : formation de cavités, d'entonnoirs de dissolution..."
, puis se réchauffe en profondeur et se charge en minéraux dans le réseau de failles de la Durance. Cette faille, toujours active, responsable de nombreux séismes superficiels (moins de 15 km) et de faible intensité, favorise la remontée des eaux. Lorsque l’eau surchargée en bicarbonate de calcium [(HCO3)-2] revient à la surface, les êtres vivants chlorophylliens (algues, plantes) en extraient le dioxyde de carbone (CO2) pour leur photosynthèse. Ce dégazage entraîne la précipitation de carbonate de calcium [Ca2+CO32-] et donc la création continue de tuf calcaire ou travertin. Le dépôt de carbonate de calcium est de l’ordre de 140 mg par litre. En se déposant, ce sel se mélange à des matériaux organiques et inorganiques qui se trouvent alors pétrifiés.

Ca2+(HCO3)-2 → Ca2+CO32- + CO2 + H2O

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Source thermominérale du plan de Phazy,
Guillestre et Risoul, Hautes-Alpes

Les sources thermominérales de plan du Phazy (Guillestre-Risoul, Hautes-Alpes)

      La localité du Plan de Phazy est connue pour être l'épicentre de nombreux séismes superficiels (moins de 15 km de profondeur) et de faible intensité. Ceux-ci sont dus à l’activité de la faille de la Durance, une grande faille normale tardive, c’est-à-dire postérieure au plissement alpin proprement dit. Celle-ci suit une direction NNO-SSE du plan de Phazy, à l’OUEST de Guillestre, jusque vers la Roche-de-Rame et l’Argentière-la-Bessée. C'est grâce à cette faille que les sources thermominérales du Plan de Phazy doivent leur existence. Ces eaux se trouvent alignées à celles de la la fontaine pétrifiante de Réotier, située 2 km au NORD en projection horizontale"Distance en projection sur une carte (plan)
=
Distance à vol d'oiseau."
sur le système des failles de Réotier - Plan de Phasy. Comment ça marche ?

      L'eau de ruissellement s’infiltre dans des roches perméables jusqu’à une profondeur suffisante pour la réchauffer (la température augmente de 3°C tous les 100 m). En circulant dans la faille de la Durance, au sein de gypses"Du latin «gypsum», pierre à plâtre, gypse, le gypse est du sulfate de calcium cristallisé, qui s'est formé par "précipitation" dans des eaux marines très peu profondes et surchargées en sels, sortes de marais salants naturels.
Dans les Alpes françaises, le gypse s'est principalement déposé au Trias supérieur. Les gypses sont très solubles sous l'action des eaux météoriques : formation de cavités, d'entonnoirs de dissolution..."
et de cargneules, l'eau se minéralise et se charge en ions chlorure (Cl-), en ions sodium (Na+) et en dioxyde de carbone (CO2). Puis grâce à des fissures et au principe des vases communicants, l'eau remonte rapidement en surface, où elle perd son dioxyde de carbone (CO2) et dépose son chlorure de sodium (Na+Cl-). Ainsi les sources du Plan de Phazy tirent leur charge minérale des gypses et surtout des cargneules. (Lire la suite)

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Ancien poste optique (2505m) de la Crête des Chambrettes (2582m) (Queyras, Hautes-Alpes)

Ancien poste optique (2 505 m) de la Crête des Chambrettes (2 582 m) (Ceillac, Queyras, Hautes-Alpes)

(En savoir plus, avec plus de photographies)

Radiolarites du Monte Cruzore (1605 m)
Frontière franco-italienne (Cesana - Montgenèvre) ITALIE

Radiolarites du Monte Cruzore (ITALIE)

      Les radiolarites"Les radiolarites sont des roches plissées et stratifiées où alternent
- des bandes rouge clair, épaisses de quelques centimètres, constituées essentiellement de squelettes siliceux de micro-organismes du plancton (les Radiolaires)
- des bandes rouge foncé, épaisses de quelques millimètres, formées de schistes argilo-siliceux (argiles)."
sont des roches sédimentaires essentiellement constituées de squelettes siliceux de micro-organismes du plancton : les Radiolaires"Du latin « radiolus », petit rayon, faisant référence à leurs formes et leurs tailles, les Radiolaires, dont la taille est comprise entre 50 et 300 µm, sont des organismes faisant partie du plancton marin. Leur squelette est formé d’une seule pièce délicate, composée de silice et présentant une architecture très complexe en treillis finement ajourés. Lorsque les Radiolaires meurent, leurs squelettes siliceux s’accumulent au fond de la mer et y forment une boue dont l’épaisseur peut atteindre plusieurs centaines de mètres par endroits.". Dans les Alpes, les radiolarites ont été les premiers sédiments océaniques à se déposer, au Jurassique moyen et supérieur (entre -180 et -150 millions d’années), sur le fond marin.

      Le squelette d’un organisme marin (Protiste, Mollusque, Poisson, ...) est constitué soit de calcaire, soit de silice. Lorsqu’une telle entité du vivant meure, son squelette tombe vers le fond de l’océan. Si ce dernier est peu profond, la majorité des squelettes atteint le plancher océanique où se forment alors des sédiments calcaires ou siliceux. Mais au-delà d’une certaine profondeur, nommée "profondeur de compensation de la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3."" (en anglais CCD : Calcite Compensation Depth), les squelettes calcaires sont dissous par les fortes pressions exercées par l’eau de mer. Cette profondeur, variable selon les latitudes, est de l’ordre de 5 000 m dans les océans actuels. Elle avoisinait probablement les 3 000 à 4 000 m dans la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais. Au dessous, seuls parviennent au fond de fines particules d’argile et de silice. Les radiolarites, formées par les squelettes siliceux des Radiolaires, sont donc les témoins de la présence d’un océan profond de plusieurs kilomètres, il y a 160 millions d’années. (Lire la suite)

(En savoir plus, avec plus de photographies)

 

Haut de page Retour au sommaire