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Lac Labarre (2393m)

Oisans Écrins

Isère

 

Latitude  44° 55' 57'' N
Longitude 6° 02' 18'' E
Altitude 2 393 m

 

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

SENTIER BALISÉ, MAIS HYPER-EXPOSÉ, HYPER-ÉTROIT ET HYPER-DANGEREUX ! ! !
NE SURTOUT PAS L'EMPRUNTER PAR TEMPS HUMIDE ! !

      Le lac Labarre (2 393 m) se situe dans l’Oisans (Isère), à l’intérieur du Parc National des Écrins, au NORD-NORD-OUEST du village de Valsenestre (1 273 m) (carte n°1 et carte n°2).

      L'accès routier au parking de Valsenestre (1 273 m), départ de la randonnée, peut se faire depuis Le Bourg d'Oisans par la D 526 (accès routier n°1), La Mure par la RN 85 puis la D 526 (accès routier n°2), Grenoble (accès routier n°3) ou Gap (accès routier n°4), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©
S'arrêter au lac Labarre sur cet itinéraire.

 

  Contexte géologique du lac

      Les massifs cristallins sont formés d'un soubassement, le "socle cristallin", surmonté d'une "couverture sédimentaire" (ou pas si cette dernière a disparu sous l'effet de l'érosion !). (En savoir plus)

      Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux"Du grec krústallos « glace », et du latin crystallus « eau congelée, glace », un cristal est un solide possédant une stucture organisée grâce à un motif répétitif (par opposition à amorphe = non cristallisé)." (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux"Un minéral est un cristal possédant une formule chimique déterminée et une structure organisée grâce à un motif répétitif." qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre"Du latin crusta « ce qui enveloppe, ce qui recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie », la croûte terrestre constitue l'enveloppe externe de la Terre. On distingue deux types:
- La croûte continentale est composée de granites (micashistes, gneiss, granites).
- La croûte océanique, aussi nommé plancher océanique, est composée de basaltes, de gabbros et de serpentinites."
, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines : (En savoir plus)
- soit elles proviennent de la croûte"Du latin crusta « ce qui enveloppe, ce qui recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie », la croûte terrestre constitue l'enveloppe externe de la Terre. On distingue deux types:
- La croûte continentale est composée de granites (micashistes, gneiss, granites).
- La croûte océanique, aussi nommé plancher océanique, est composée de basaltes, de gabbros et de serpentinites."
elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau"Le manteau est la couche concentrique située entre la croûte et le noyau de la Terre." et ont ainsi subi un métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010." (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des ROCHES MÉTAMORPHIQUES;
- soit elles proviennent du manteau"Le manteau est la couche concentrique située entre la croûte et le noyau de la Terre.", d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)."; ce sont des ROCHES PLUTONIQUES"Les roches plutoniques (ou intrusives) se forment lors du refroidissement d'un magma en profondeur. La lenteur du processus (jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'années) permet aux roches de cristalliser. Ces roches sont généralement grenues." ou INTRUSIVES (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des ROCHES VOLCANIQUES"Les roches volcaniques se forment lors du refroidissement rapide d'un magma arrivé en surface de la croûte terrestre. On les appelle aussi roches extrusives ou roches effusives." (cristallisation perturbée par refroidissement rapide).

      La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition). (En savoir plus)
 

      Ainsi le massif des Écrins - Pelvoux (4 102 m) fait partie des principaux massifs cristallins"Les massifs cristallins sont formés d'un soubassement, le "socle cristallin", surmonté d'une "couverture sédimentaire" (ou pas si cette dernière a disparu sous l'effet de l'érosion !).

Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide).

La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition)."
des Alpes externes, au même titre que le Mercantour, la Chaîne de Belledonne ou le Mont Blanc. C’est aussi le plus grand et le seul à présenter une forme circulaire. Son "socle cristallin"Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide)."
" comporte plusieurs types de roches métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010.", une seule sorte de roche intrusive ou plutonique"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." (granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).") et quelques roches volcaniques"Les roches volcaniques se forment lors du refroidissement rapide d'un magma arrivé en surface de la croûte terrestre. On les appelle aussi roches extrusives ou roches effusives.". Les roches métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010.", qui constituent la majeure partie du "socle cristallin", se sont formées par recristallisation lors de l’apparition de montagnes à l’Ère Primaire (Hercynien"Hercynien (du latin Hercynia silva, forêt hercynienne, qui s'étendait sur l'Allemagne centrale) désigne les reliefs formés en Europe occidentale durant la période géologique d'orogenèse de même nom. Pendant cette période, qui s'est étalée du Dévonien (-400 millions d'années) au Permien (-245 millions d'années), trois masses continentales se sont rapprochées, puis chevauchées pour former le supercontinent Pangée. Cette collision continentale est à l'origine de la surrection de plusieurs massifs européens nommés chaîne hercynienne ou chaîne varisque."). Les plutons"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)." se sont eux aussi formés durant l'orogénèse"L'orogénèse (grec oros, « montagne » et genesis, « naissance ») désigne l'ensemble des processus géodynamiques par lesquels se constituent les chaînes de montagnes." hercynienne. L'ensemble du socle a été soulevé lors de la surrection des Alpes, il y a 40 millions d’années. Le massif des Écrins héberge également des terrains sédimentaires"La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition).". (En savoir plus)
(Carte géologique du massif des Écrins - Pelvoux par le Pr GIDON)

      Située sur le versant SUD-OUEST du Signal du Lauvitel (2 904 m), qui lui est constitué de gneiss"De même composition minérale que les granites (quartz, feldspaths, mica), les gneiss sont des roches métamorphiques qui dérivent pour la plupart d'anciennes roches sédimentaires ou volcaniques, pauvres en calcium et magnésium (marnes ou grès, laves variées). Roches très fortement recristallisées, les gneiss sont très résistants à l'érosion." du socle cristallin"Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide)."
, la cuvette du lac Labarre (2 393 m) a été façonnée par les glaciers dans des roches de la couverture sédimentaire"La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition).". Le lac Labarre est ainsi un lac de surcreusement glaciaire"Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c'est la raison pour laquelle on parle de surcreusement.", barré par un verrou"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage." rocheux. (Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde [on parle de surcreusement] que s’il avait été causé par de l’eau liquide). Lorsqu’un verrou"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage.", constitué par des roches plus dures, plus résistantes à l’abrasion, tend à bloquer l’écoulement d’un glacier, la glace qui continue à s’accumuler en amont, creuse, affouille"Du latin «fodiculare», fouir, creuser, affouiller signifie attaquer en creusant et comme en fouillant le sol ou la base d'une roche, en parlant de l'action de l'eau et/ou de la glace.", érode dans les roches les plus tendres. Les débris rocheux dus à l’érosion sont évacués en remontant la pente dans le sens de l’écoulement du glacier. Une dépression se forme dans la zone SUR-creusée : on la nomme OMBILIC GLACIAIRE"L'ombilic pour la zone déprimée, surcreusée, situé en amont du verrou glaciaire. Après le retrait du glacier, cette dépression est généralement occupée par un lac.". Le barrage naturel, qui est à l’origine de la formation de cet ombilic, porte quant à lui le nom de VERROU GLACIAIRE"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage.". Lorsque le glacier fond, un lac occupe l’ombilic avant d’être comblé par des alluvions.
Dans le cas du lac Labarre, l’ombilic et le verrou glaciaire sont constitués de roches sédimentaires"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates.". (2)

 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°2 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°3 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°4 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

 

  Contexte écologique du lac

      Situé dans la partie septentrionale du massif des Écrins, l'Oisans est un territoire de haute montagne, et non un massif, délimité par les vallées de la Romanche au NORD, de la Guisane et de la Durance à l'EST et au SUD, du Drac à l'Ouest. Plus de cent sommets dépassent les 3 000 m d'altitude et dominent de plus de 2 000 m le fond des vallées encaissées (Valjouffrey, Valsenestre, Chantelouve - Le Périer). Les glaciers qui ont profondément marqué le paysage, recouvrent 17 000 ha. Le climat, de type montagnard continental intra-alpin, est sévère avec des hivers froids et rigoureux et des étés relativement secs et chauds. Cet espace naturel, qui est en grande partie inclus dans le Parc National des Écrins, bénéficie d'une grande diversité végétale, amplifiée par la disposition radiale des vallées qui multiplie les types d'orientation.

      Dans l'environnement du lac Labarre (2 393 m), les roches cristallines"Les roches cristallines qui constituent les massifs cristallins, sont formées d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Ces roches ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart de ces roches, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide)."
(granites"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).") qui composent le substrat géologique, engendrent des sols siliceux, relativement maigres et acides. Plus bas, le mélézin"Forêt de Mélèze." domine à l'ubac.

      Parmi la Flore de ce site, sont représentés :
- plusieurs espèces d'Aconit,
- plusieurs espèces d'Androsace,
- l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina),
- le Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus),
- le Dracocéphale d'Autriche (Dracocephalum ruyschiana),
- plusieurs espèces de Genévriers,
- le Pavot des Alpes (Papaver alpinum),
- la Saussurée des Alpes (Saussurea alpina subsp. depressa),
- la Saussurée discolore (Saussurea discolor),
- plusieurs espèces de Saules d'altitude,
- le Trèfle des rochers (Trifolium saxatile), plante endémique de l'OUEST des Alpes, inscrite au Livre Rouge National et désignée à l'annexe 2 de la Directive Habitats, qui croît dans les alluvions torrentielles remaniées et les moraines actives,
- la Potentille du Dauphiné (Potentilla delphinensis),
- la Woodsia des Alpes (Woodsia alpina (Bolton) Gray, 1821), petite Fougère qui pousse dans les anfractuosités des rochers acides,
- la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), Astéracée archaïque endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." des Alpes sud-occidentales typique des éboulis calcaires à éléments fins,
- le Choux de Richer (Coincya richeri), Brassicacée des montagnes, sur éboulis siliceux et pelouses rocailleuses,
- le Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum), connu sous le nom de Chardon bleu des Alpes, ...mais qui n'est pas un Chardon.

      Parmi les Mammifères de ce site se trouve :
- le Cerf élaphe (Cervus elaphus),
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), Caprin dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Chamois (Rupicapra rupicapra),
- le Lièvre variable (Lepus timidus), Lagomorphe relique de l'époque glaciaire, fréquentant des milieux assez variés (alpages, éboulis, landes, forêts, pelouses, champs, cultures, friches) entre 1 200 à 3 100 m. d'altitude,
- le Campagnol des neiges (Chionomys nivalis), Rongeur actif toute l'année, agile, bon grimpeur et bon nageur, qui forme de petites colonies d'une vingtaine d'individus et qui se nourrit exclusivement de végétaux, surtout des Graminées, de Laîches, de Myrtilles et de Trèfles,
- de nombreuses espèces de Chiroptères (Chauve-souris).

      Les Oiseaux de cet espace comprennent :
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), nicheur remarquable peu fréquent, inféodé aux alpages où il vient s'alimenter situés à proximité de falaises où il niche,
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix),
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme relique de l’époque glaciaire d'origine arctique, qui fréquente les reliefs fréquemment déneigés et balayés par les vents,
- l'Aigle royal (Aquila chrysaetos), dont la population est la plus importante de France.

Les reptiles sont représentés par :
- le Lézard vivipare (Zootoca vivipara), Lézard au ventre orange vif caractéristique, ovovivipare"Du latin ovum (« œuf »), vivus (« vivant ») et parere (« enfanter ») OVOVIVIPARE qualifie les ovipares dont les œufs éclosent à l'intérieur du corps maternel (ex. l'Orvet, la Vipère,...)." (ses œufs éclosent juste avant la ponte, en été), qui est le Reptile le plus septentrional d'Europe.

Les Amphibiens ou Batraciens sont représentés par :
- le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), petit Crapaud.

      Parmi les Insectes, se rencontrent des Lépidoptères Rhopalocères (papillons de jour) :
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») protégé en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux-aïzoon (Saxifraga aizoides),
- l'Apollon (Parnassius apollo), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») d'affinité montagnarde, protégé au niveau européen, peuplant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées entre 500 et 2 500 m d'altitude,
- l'Alexanor (Papilio alexanor), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») protégé au niveau européen, rare, d'affinité méditerranéo-montagnarde et propre aux régions accidentées et ensoleillées jusqu'à 1 700 m d'altitude, où croît sa plante hôte principale Ptychotis saxifraga,
- le Solitaire (Colias palaeno europomene), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») protégé en France, dont cette sous-espèce est localisée et endémique des Alpes internes, inféodée aux landes à Ericacées et biotopes marécageux où croissent ses plantes hôtes, des Airelles (Vaccinium sp.),
- le Semi-apollon (Parnassius mnemosyne), Lépidoptère Rhopalocère (« papillon de jour ») protégé au niveau européen, d'affinité montagnarde et lié à la présence de Corydales, qui fréquente les pelouses et les lisières forestières, surtout entre 1 000 et 2 000 mètres d'altitude,
- le Nacré des Balkans (Boloria graeca), espèce à distribution fractionnée, dans les Balkans et les Alpes occidentales (sous-espèce tendensis), localement dans les pelouses subalpines à Violette éperonnée (Viola calcarata),
- plusieurs espèces d'Azuré.

(En savoir plus)

      Inventaire de la faune et de la flore : INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

 

Photo n°201608032
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction OUEST-SUD-OUEST sur la Tête de Rame ou tête des Chétives (2644m)

Photo n°201608031
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction OUEST-NORD-OUEST sur le Col de la Romeïou (2439m)

Photo n°201608034
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction OUEST-SUD-OUEST
sur la Tête de Rame ou tête des Chétives (2644m)

Photo n°201608033
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction OUEST-SUD-OUEST sur la Tête de Rame ou tête des Chétives (2644m)

Photo n°201608035
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction OUEST-SUD-OUEST
sur la Tête de Rame ou tête des Chétives (2644m)

Photo n°201608036
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction EST-NORD-EST depuis la Tête de Rame ou tête des Chétives (2644m)

Photo n°201608037
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction EST-NORD-EST depuis la Tête de Rame ou tête des Chétives (2644m)

Photo n°201608038
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction EST depuis le Col de la Romeïou (2439m)

Photo n°201608039
Lac Labarre (2393m) (Oisans) (Écrins) (Isère)
Cliché Dominique SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Lac Labarre (2393m), vue direction EST depuis le Col de la Romeïou (2439m)

 

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