Ce site vit grâce à la publicité. Soyez sympas, désactivez provisoirement votre bloqueur de publicité le temps de votre visite. Merci à vous.

 
Retour au sommaire Biologie Photographies

 

Linaigrette de Scheuchzer
(Eriophorum scheuchzeri Hoppe, 1800)

 

BIOLOGIE DE LA LINAIGRETTE DE SCHEUCHZER

Comme les Fraisiers (genre Fragaria) ou comme l’Épilobe en épi (Epilobium angustifolium), la Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri Hoppe, 1800)) a deux stratégies pour se reproduire :

 Soit elle opte pour une reproduction sexuée au moyen des organes mâles et femelles de ses fleurs.
 
 Soit elle se multiplie de manière végétative, au moyen de stolons (latin stolo, rejeton) : tiges aériennes qui poussent au niveau du sol et qui donnent naissance à de nouvelles plantes qui s'enracinent à leurs extrémités. (Si la tige avait été souterraine, on aurait employé le mot rhizome [grec rhidzôma, touffe de racines] pour la désigner). Les nouvelles plantes ainsi formées sont génétiquement identiques à la plante mère : ce sont des clones.

Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

La Linaigrette de Scheuchzer est calcifuge. Ses stolons permettent sa multiplication en bouquets. Ceci la distingue de la Linaigrette à feuilles larges (Eriophorum latifolium) qui est dépourvu de stolons et qui forme des colonies piquées comme des poireaux dans un pré mouillé (2)...

La Linaigrette possède des fleurs mâles et des fleurs femelles sur la même plante. On dit que la Linaigrette est une plante monoïque (grec monos, seul, et oikos, maison) : les fleurs mâles et femelles cohabitent dans la même « maison ». (Si les fleurs mâles et femelles avaient été respectivement sur deux plantes différentes, on aurait employé le mot dioïque [du grec dis, deux, et oikos, maison] : les fleurs mâles seraient dans une « maison » et les fleurs femelles dans une « autre maison »).

Les « poils » sont des pétales et des sépales transformés qu’on trouve en juillet-août sur le fruit de ce qui était donc au départ une fleur femelle. En mai-juin, l’aspect des Linaigrettes est bien différent puisque ce sont les anthères jaunes des fleurs mâles qui sont visibles dans les tourbières, les fleurs femelles étant encore fermées (1). Les anthères (partie des étamines, organe mâle) mûrissent donc avant les stigmates (partie du pistil, organe femelle). On parle alors de protandrie (littéralement mâle en premier). (Dans le cas contraire, on parlerait de protogynie)...

En mai, on voit les mâles, en juillet, les femelles. Les photographies que nous présentons ont donc été prises en juillet !

Pour en savoir plus, consultez la bibliographie et la webographie qui suivent.

 

BIBLIOGRAPHIE

   N°1 FITTER Alastair et CUISIN Michel (1988)
« Les fleurs sauvages » ; Éditions Delachaux & Niestlé

   N°2 FRITSCH Robert (1987)
« Flore des montagnes » ; Éditions Didier Richard

 

WEBOGRAPHIE

  N°1' Franck LE DRIANT, FLOREALPES, http://www.florealpes.com/

  N°2' WIKIPÉDIA http://fr.wikipedia.org

  N°3' WIKIPÉDIA http://fr.wikipedia.org

 

Haut de page Retour au sommaire Photographies Flore des montagnes