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Lac Blanchet Supérieur (2810m)

Un lac au fond de l'océan à presque 3 000 m d'altitude ! ! !

Queyras

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 39' 57'' N
Longitude 6° 57' 07'' E
Altitude 2 810 m)

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

SUR SENTIER BALISÉ

      Les 2 lacs Blanchet, inférieur (2 746 m) et supérieur (2 810 m), se situent au bout de la vallée de l'Aigue Blanche, à la frontière italienne et au SUD-EST de Saint-Véran, dont l'église a été édifié à l'altitude la plus haute d'Europe (2 042 m) (Queyras, Hautes-Alpes) (carte).

      L'accès routier le plus simple passe par le village de Saint-Véran et remonte la vallée de l'Aigue Blanche par une piste carrossable très dangereuse, dont l'accès est réglementé en période estivale (navette payante). Le terminus de cette voie est la Chapelle de Clausis (accès routier n°1).

      L'accès en voiture jusqu'à Saint-Véran, départ raisonnable pour la randonnée pédestre, peut se faire depuis Guillestre (accès routier n°2), Briançon (accès routier n°3) ou Gap (accès routier n°4), par exemple. Après, il faut prendre la navette payante ou continuer à pied (accès routier n°5).

      L'accès au village de Saint-Véran est réglementé l'été : parkings payants avant l'entrée du village. (Renseignements: Office de tourisme, tél. 04 92 45 82 21).

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site perso www.oduch.fr de Christine et Olivier DUCHEMIN, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac: un lac au fond de l'océan à presque 3 000 m d'altitude !

      Les deux lacs Blanchet, inférieur (2 746 m) et supérieur (2 810 m), se situent au bout de la vallée de l'Aigue Blanche, à la frontière italienne et au SUD-EST de Saint-Véran, dont l'église a été édifié à l'altitude la plus haute d'Europe (2 042 m) (Queyras, Hautes-Alpes). Des cols et des sommets, dont certains dépassent les 3 000 m, forment un cirque qui délimite au NORD-EST la vallée de l’Aigue Agnel, à l’EST l’ITALIE et au SUD-OUEST la Haute Ubaye.

      Les roches qui caractérisent le plancher d’un océan"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." (ophiolites"(du grec ophis, serpent: associations de roches [essentiellement gabbro, serpentine, basalte] ayant la texture d'écailles de serpent).": association de serpentine"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite.", de gabbro"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." et de basalte"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." essentiellement), ainsi que les sédiments qui recouvrent ce plancher (argiles"Du latin «argilla», argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO4, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." non-pures et calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." métamorphisés"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010" respectivement en schistes lustrés"Les Schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subit un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante." et en marbres"Du latin «marmors», marbre, le marbre est formé de sédiments calcaires, relativement purs et homogènes, recristallisés par métamorphisme. Le marbre jurassique (marbre blond) a été formé à partir des sédiments calcaires océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire." jurassique [marbre blond] sous l'effet conjugué des hautes températures et pressions qui régnaient lors de la formation des Alpes) affleurent dans ce paysage actuel de la haute vallée de l’Aigue Blanche. Ces nombreuses formations géologiques remarquables attestent qu’un océan profond de plusieurs kilomètres était présent il y a 150 millions d'années ! Ainsi les cols, les sommets et les pentes du cirque de la haute Aigue Blanche témoignent de la présence de la croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." de la Téthys ligure ou océan liguro-piémontais.

      L'environnement immédiat des deux lacs Blanchet est constitué de marbres"Du latin «marmors», marbre, le marbre est formé de sédiments calcaires, relativement purs et homogènes, recristallisés par métamorphisme. Le marbre jurassique (marbre blond) a été formé à partir des sédiments calcaires océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire." jurassique (marbre blond). Ce sont des sédiments calcaires"Du latin «calcarius», calcaire, chaux, les calcaires sont des roches sédimentaires, tout comme les grès ou les gypses, facilement solubles dans l'eau, composées majoritairement de carbonate de calcium CaCO3." océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire. L’environnement immédiat des ces plans d’eau offrent une juxtaposition de bosses arrondies. Ce sont des roches moutonnées"Affleurements rocheux en forme de bosses qui portent les traces de leur modelage par le passage d'un glacier, comme les stries d'abrasion." qui révèlent ainsi le passage ancien de glaciers. Ceux-ci ont laissés des cuvettes de surcreusement, aujourd’hui occupés par les lacs. Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c’est la raison pour laquelle on parle de surcreusement.

      Au NORD-NORD-OUEST des deux lacs Blanchet, le Rouchon (2 929 m) est un énorme bloc de gabbro"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." entouré de schistes lustrés"Les Schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subit un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.". Ce roc est interprété comme un fragment de falaise sous-marine écroulé au fond de l’océan Téthys ligure où se déposaient des sédiments au Crétacé, il y a 130 millions d’années (1) (3).

      Du NORD-EST au SUD-EST des deux lacs Blanchet, le col de Chamoussière (2 884 m), le Pic de Caramantran (3 025 m), le col de Saint-Véran (2 844 m) et le col Blanchet (2 897 m) sont formés de schistes lustrés"Les Schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subit un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.".

      À l'EST des deux lacs Blanchet, Rocca Bianca (3 059 m) est formé de gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique.", constituant principal de la couche inférieure des croûtes océaniques.

      Juste au-dessous et à l’OUEST des deux lacs Blanchet, le lac de la Blanche (2 499 m) et le refuge éponyme baignent dans des schistes lustrés"Les Schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subit un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante.", au pied d’une falaise de marbres"Du latin «marmors», marbre, le marbre est formé de sédiments calcaires, relativement purs et homogènes, recristallisés par métamorphisme. Le marbre jurassique (marbre blond) a été formé à partir des sédiments calcaires océaniques qui se sont déposés au Jurassique et qui ont été métamorphisés bien plus tard au Tertiaire." jurassique (marbre blond). L’émissaire de ce lac donne son nom à la vallée de l'Aigue Blanche.

      Au SUD des deux lacs Blanchet, la Tête des Toillies, qui culmine à 3 175 mètres d'altitude, est un autre témoin de la présence d'un plancher océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.". En effet, ce sommet est constitué de basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." en coussins, empilement de "coussins" ou d'"oreillers" dont le diamètre varie de quelques décimètres à environ 1 mètre. Or cette structure en coussins est typique des laves émises par des volcans sous-marins (pillow-lava, en anglais). Au fond de la Téthys ligure, à 3 km de profondeur, de la lave en fusion s'étalait sur la croûte océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", il y a 150 millions d'années; ce fond marin se situe maintenant 3 km au-dessus du niveau de la mer !
      De plus, les basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." de la Tête des Toillies racontent l'histoire de cet océan, de son expansion à sa disparition complète, par subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." de sa lithosphère"La lithosphère (du grec lithos, pierre et sphaera, sphère) désigne l'enveloppe rigide et externe de la Terre. Avec une épaisseur de 100 km, elle comprend la croûte terrestre et une partie du manteau supérieur. Elle se subdivise en plaques qui se déplacent les unes par rapport aux autres. La lithosphère, rigide, repose directement sur l'asthénosphère, solide mais ductile.". Ils permettent aussi de reconstituer la collision continentale qui a suivi et qui a ainsi donné naissance à la chaîne alpine.
      Ces basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." ont été éjectés tout le long de la crête d'une dorsale océanique"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide).", vers 2 500 à 3 000 m de profondeur, alors même que l'océan était en expansion. Ils se sont ensuite enfoncés par subsidence"La subsidence (latin subsidere, s'enfoncer) est l'abaissement de la croûte terrestre résultant d'un étirement-amincissement de cette dernière. Elle entraine un dépôt progressif de sédiments sous une profondeur d'eau constante." sur les flancs de cette dorsale"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide)." jusqu'aux plaines abyssales vers 3 500 ou 4 000 m au-dessous du niveau de la mer. Après l'expansion de cet océan, son raccourcissement par subduction"La subduction (latin subductio, action de tirer sur le rivage) est le processus par lequel une plaque tectonique s'incurve et plonge sous une autre plaque. Si c'est une plaque océanique qui disparait sous une plaque continentale, alors elle s'enfoncera jusqu'au manteau. Si c'est une plaque continentale qui est subduite sous une autre plaque continentale, alors il y aura arrêt de la subduction, collision continental, chevauchement, augmentation de l'épaisseur de la croûte et formation d'une chaîne de montagnes (orogénèse)." a fait plonger les basaltes sous le continent africain, où la majeure partie a été engloutie à jamais dans les profondeurs de l'asthénosphère"L'asthénosphère (du grec: astheneia, sans force, sans résistance et sphaera, sphère) est une partie "sans force", "sans résistance", c'est à dire ductile, du manteau terrestre. Elle se situe juste sous la lithosphère et se prolonge jusqu'au manteau inférieur. Elle commence à l'isotherme 1350°C, vers 100 km de profondeur, où la température est nécessaire et suffisante pour rendre ductile les péridotites qui la composent. Elle s'achève vers 660 km au-dessous de la surface de la Terre, où la température atteint 1630°C. Par la présence de ce gradient thermique et des températures supérieures ou égales à 1350°C, l'asthénosphère est animée de lents courants de convection, associés aux mouvements des plaques de la lithosphère.". Seule une petite partie a pu s'enfoncer jusqu’à 50 km au-dessous de la surface terrestre avant d’être exhumée, puis déformée, plissée, charriée"Le charriage est un mouvement tectonique qui transporte de grands ensembles de roches au-dessus d'une autre masse rocheuse, sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres." sur la marge continentale"Une marge continentale est une bordure immergée d'un continent. Elle est constituée de lithosphère continentale en contact avec de la lithosphère océanique. On distingue les marges continentales passives dues à une rupture de la lithosphère continentale par arrachement (processus de rifting et d'océanisation) et les marges continentales actives dues à une subduction de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale." européenne durant la collision Europe-Afrique. Avec les fortes températures et pressions qui règnent à ces profondeurs, ces roches ont subi un métamorphisme""Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010".

      Au SUD-OUEST des deux lacs Blanchet, le col de la Noire (2 955 m) et son lac éponyme (2 887 m) se trouvent dans un environnement immédiat de serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite.", roches vertes caractéristiques des planchers océaniques"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.". Selon les différentes espèces minérales de serpentines qui les constituent, la couleur de ces roches varie du vert au noir. Mais lorsqu'elles subissent une oxydation, elles se recouvrent d'une patine rouille. De plus, ces blocs ont un aspect "peau de serpent", d'où les noms de serpentines (minéraux), de serpentinites (roche) et ophiolites (du grec ophis, serpent: associations de roches (essentiellement gabbro, serpentine, basalte) ayant la texture d'écailles de serpent). Dans ce secteur, certaines serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." paraissent vitrifiées ; d’autres présentent des inclusions d’amiante"Minéral fibreux de la famille des silicates, formé naturellement au cours du métamorphisme des roches. La chrysotile est tristement connue.".

      Plus bas dans la vallée de l’Aigue Blanche, au-dessous de la Chapelle de Clausis et à environ 5 km du village de Saint-Véran, se trouvent les vestiges d’une mine de cuivre (2 260 m – 2 495 m) ainsi que ceux d’une carrière de « marbre vert » (2 300 m). Ces deux anciennes exploitations montrent, là encore, qu’un océan était présent du Jurassique au Crétacé.
En effet, le « marbre vert » est une ophicalcite (ophiolites"du grec ophis, serpent: associations de roches (essentiellement gabbro, serpentine, basalte) ayant la texture d'écailles de serpent" associées généralement à de la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3." ou à de la dolomite"Minéral constitué de carbonate double de calcium et de magnésium : CaMg(CO3)2."). Cette roche sédimentaire"Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates." (constituée de débris de roches) est intercalée entre les roches constitutives du plancher océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km." avec des serpentinites"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." et des gabbros"Constituant principal de la couche inférieure de la croûte océanique, le gabbro est une roche issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique au niveau d'une dorsale océanique, tout comme le basalte. Mais contrairement à cette roche sortie rapidement de la dorsale, le gabbro a subi un refroidissement lent en profondeur. Ainsi, bien que de même composition, gabbro et basalte diffèrent. Le gabbro, dont la cristallisation est complète, est une roche plutonique. Le basalte dont le refroidissement a été rapide et la cristallisation incomplète est une roche volcanique." (au-dessous) et des basaltes"Roche volcanique issus de la fusion partielle des péridotites du manteau, le basalte est un des constituants des ophiolites et de la croûte océanique." et des sédiments océaniques (au-dessus). (2)
Le «marbre vert» de la vallée de l’Aigue Blanche à Saint-Véran, qui n'est pas du marbre, puisque d'un point de vue géologique le marbre est un calcaire qui a subit un métamorphisme, est constitué de serpentinite"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." fragmentée. De la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3." remplit les espaces formés par la fragmentation de la roche (serpentine veinée de calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3."). Ainsi ce «marbre vert» est en fait une brèche"Conglomérat dont les fragments sont anguleux. (Un conglomérat est une roche sédimentaire détritique cimentée, constituée de l'accumulation de cailloux. S'ils sont arrondis, le conglomérat est nommé poudingue; s'ils sont anguleux, le conglomérat est appelé brèche" sédimentaire à fragments de serpentinite"La serpentine ne constitue pas un minéral unique: c'est un ensemble de minéraux qui ont été regroupés sous ce nom général. Les serpentines résultent de l'hydratation de l'olivine, qui est un des minéraux composant la péridotite. La péridotite est la roche qui constitue la majeure partie du manteau terrestre. Lorsque la péridotite subit un métamorphisme avec hydratation, elle se transforme en une roche métamorphique nommée serpentinite. Les réactions chimiques qui transforment le minéral d'olivine en minéraux de serpentine, et de ce fait la roche de péridotite en roche de serpentinite, portent le nom de serpentinisation. La serpentinisation d'une péridotite donne une serpentinite." cimentés par de la calcite"La calcite est un minéral composé de carbonate naturel de calcium CaCO3.".

Photo n°201707133
Ancienne carrière de « marbre vert » de Clausis, dans la vallée de l’Aigue Blanche (2300m), à 7 km de Saint-Véran. (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation

Il arrive parfois que ces ophicalcites"Ophiolites, du grec ophis, serpent, associées généralement à de la calcite ou à de la dolomite" soient associées à une couche minéralisée de sulfures de cuivre et de fer, ainsi que de cuivre natif. C’est justement le cas de l’ancienne mine de cuivre de Saint-Véran. De tels gisements sont localisés sous le plancher océanique"La croûte océanique est composée de basaltes, de gabbros et parfois de serpentinites. Plus lourde que la croûte continentale, sa densité est comprise entre 2,9 et 3. Son épaisseur varie entre 1 et 10 km.", exactement à l’interface entre le sommet du manteau dénudé et les premiers sédiments déposés. Ils proviennent très probablement d’anciens « souffleurs noirs », sources hydrothermales qu’on trouve à proximité des dorsales"Une dorsale océanique est un relief sous-marin composé d'une crête axiale, qui culmine vers -2500 m et de pentes très douces qui conduisent, en plusieurs centaines de kilomètres, vers des plaines abyssales dont la profondeur se situe aux alentours de -4000 m. Tout le long de l'axe de la dorsale, de la lithosphère océanique nouvelle se forme par apport de basalte MORB (Middle Oceanic Ridge Basalt, basalte issu du milieu de l'arrête océanique) et transformation de péridotite asthénosphérique (ductile) en péridotite lithosphérique (rigide)." des océans actuels. (2)
La carrière de "marbre vert", fragment du plancher océanique, indique que l’océan était présent. La mine de cuivre atteste qu’il était profond à cet endroit, puisque le minerai s’est déposé à proximité d’une dorsale océanique.


Représentation schématique de la croûte océanique :
localisation des ophicalcites et du cuivre

  N°1: Marcel LEMOINE, Pierre TRICART (1988)
« Queyras: un océan il y a 150 millions d'années » ; Éditions du BRGM

  N°2: Marcel LEMOINE, Pierre de GRACIANSKY, Pierre TRICART (2000)
« 
De l'océan à la chaîne de montagnes. Tectonique des plaques dans les Alpes » ; Édition Gordon breach, Collection Géosciences

  N°3 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°4 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

 

  Contexte écologique du lac

      Localisé dans la partie EST du département des Hautes-Alpes et au SUD-EST du Parc Naturel Régional du Queyras, le site naturel qui héberge les 2 lacs Blanchet, inférieur (2 746 m) et supérieur (2 810 m), présente de nombreux affleurements de roches vertes (ophiolites, serpentines, gabbros) et même des filons de minerais (anciennement exploités par des mines). Il se situe dans la partie orientale schisteuse (schistes lustrés"Les Schistes lustrés se sont formés à partir de sédiments calcaires argileux, non-purs. Déposés au fond de l’océan, ces sédiments ont subit un métamorphisme et présentent ainsi une patine luisante." de la zone piémontaise) du massif du Queyras, à la limite frontalière avec l'Italie. Les versants exposés SUD-OUEST ont des pentes relativement douces au regard des versants exposés NORD-EST qui eux sont abrupts.

      Bien que de type montagnard continental plutôt sec, le climat de la haute vallée de l’Aigue Blanche subit l’apport de masses d’air humide en provenance de l’Adriatique. Celles-ci remontent la plaine du Pô et la Lombardie vers les reliefs du Piémont et de la frontière franco-italienne où elles se refroidissent. La condensation qui s’ensuit provoque des précipitations abondantes dans les hautes vallées du Piémont et du Queyras, ainsi que la formation de mers de nuages sur les pentes des versants italiens. On donne le nom de "nebbia" (italien nebbia : brouillard) à ces nuages qui débordent de temps en temps de l'autre côté de la frontière. Les pluies et la "nebbia" entretiennent une certaine humidité qui contribue à l’enrichissement biologique de cette zone naturelle.

      Débutant à l'étage de végétation subalpin à 1 900 m d'altitude, le site culmine à 3 175 m à la Tête des Toillies. Il est inclus dans les étages de végétation subalpin, alpin et nival. Entouré de crêtes ébouleuses et de barres rocheuses infranchissables, il est caractérisé par de grandes étendues herbeuses comprenant des pâturages, des prairies subalpines et des pelouses alpines, de vastes éboulis et quelques forêts de mélèzes sur les ubacs. Plusieurs lacs d'altitude s'égrènent dans le fond du vallon de l'Aigue Blanche.

      Les deux habitats déterminants que compte le site sont des milieux humides :
- les ceintures péri-lacustres des lacs froids et mares d'altitude à Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri),
- et les bas-marais cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida) associés en mosaïque avec les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana).

      Ce site de la haute vallée de l’Aigue Blanche renferme une faune et une flore typiques, comprenant de nombreuses espèces.

      Parmi les espèces animales, on dénombre :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), aujourd'hui en expansion et dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Lièvre variable (Lepus timidus), dont le changement de couleur saisonnier en fait un spécialiste du camouflage,
- le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus), grand vautour se nourrissant exclusivement d'os (et de moelle) qui a fait l'objet d'un programme de réintroduction dans le massif alpin et plus singulièrement dans la vallée voisine de l'Ubaye où il niche,
- l’Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- le Tétras lyre (Tetrao tetrix),
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme relique de l’époque glaciaire d'origine arctique, qui fréquente les reliefs fréquemment déneigés et balayés par les vents,
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), Passereau inféodé aux pelouses des étages alpin et subnival,
- la Marmotte (Marmota marmota), etc.

      Les espèces végétales sont essentiellement représentées par :
- le Panicaut des Alpes (Eryngium alpinum), connu sous le nom de Chardon bleu des Alpes, ...mais qui n'est pas un Chardon,
- la Primevère de Haller (Primula halleri), typique des pelouses et rocailles ventées,
- l'Androsace de Suisse (Androsace helvetica),
- l'Androsace pubescente (Androsace pubescens),
- le Saule à feuilles de myrte (Salix breviserrata),
- le Saule de Suisse (Salix helvetica),
- le Choin ferrugineux (Schoenus ferrugineus),
- la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude,
- le Dactylorhize couleur de sang (Dactylorhiza incarnata subsp. cruenta),
- l'Orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina),
- le Jonc arctique (Juncus arcticus),
- le Saxifrage à deux fleurs (Saxifraga biflora),
- le Saxifrage fausse diapensie (Saxifraga diapensioides),
- le Buplèvre des Alpes (Bupleurum alpigenum),
- le Sainfoin de Briançon (Hedysarum brigantiacum),
- la Gentiane asclépiade (Gentiana asclepiadea),
- le Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum),
- la Renoncule à feuilles de Rue (Callianthemum coriandrifolium),
- le Pied-d'alouette douteux (Delphinium dubium),
- le Saxifrage à tige dressée (Saxifraga adscendens),
- la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis),
- la Primevère marginée (Primula marginata),
- le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum),
- l'Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina),
- la Minuartie des rochers (Minuartia rupestris subsp. rupestris),
- le Cystoptéris de Dickie (Cystopteris dickieana),
- le Génépi noir (Artemisia genipi),
- le Génépi des glaciers (Artemisia glacialis),
- la Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis L.),
- la Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri),
- la Doronic à grandes fleurs (Doronicum grandiflorum),
- la Joubarbe à toile d'araignée (Sempervivum arachnoideum), etc.

      La présence même de cols et de lacs de hautes altitudes accessibles au sein de paysages grandioses, engendre une fréquentation touristique estivale très élevée. Cette sur-fréquentation peut avoir des conséquences directes sur la flore et ses habitats, en particulier aux abords des lacs (piétinement du sol et des plantes, cueillette...). À cela s'ajoute l'attrait pour le Génépi noir (Artemisia genipi) et le Génépi des glaciers (Artemisia glacialis) sur les éboulis de calschiste. La cueillette peut aboutir ponctuellement à l’arrachage excessif de ces plantes ainsi qu’à l’érosion accélérée du sol par piétinement. (En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

 

 

Photo n°201607112
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Blanchet supérieur (2810m)
Vue direction SUD sur la Tête des Toillies (3175m).
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607116
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Blanchet supérieur (2810m)
Vue direction NORD.
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607110
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue direction SUD-OUEST sur le Pic de Farnéiréta (3134m) et le col de la Noire (2955m).
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607111
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Blanchet supérieur (2810m)
Vue direction SUD-OUEST sur la Tête des Toillies (3175m) à gauche de l'image.

Photo n°201607113
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Lac Blanchet supérieur (2810m), baignant dans des marbres jurassiques.
Vue direction NORD.
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607118
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
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Tête des Toillies (3175m), vue depuis le lac Blanchet supérieur (2810m)
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607119
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Face NORD de la Tête des Toillies (3175m), vue depuis le lac Blanchet supérieur (2810m).

Photo n°201607121
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
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Marbres autour du lac Blanchet supérieur (2810m).

Photo n°201607120
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Marbres autour du lac Blanchet supérieur (2810m).

Photo n°201607115
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Bloc de serpentinite veinée de calcite, aux alentours des lacs Blanchet.

Photo n°201607114
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Face SUD du Rouchon (2929m), vue depuis les lacs Blanchet.
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607122
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Marbres aux alentours du lac Blanchet supérieur (2810m).

Photo n°19930711NHD
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
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Vue direction SUD (juillet 1993)

Photo n°201607109
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
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Les 2 lacs Blanchet: inférieur (2746m) et supérieur (2810m). Vue direction SUD-OUEST.
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201607108
Lac Blanchet supérieur (2810m): un lac au fond de l'océan à 3000m d'altitude! (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Les 2 lacs Blanchet: inférieur (2746m) et supérieur (2810m). Vue direction SUD-OUEST.
(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201707095
Saint-Véran (2042m) (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Saint-Véran (2042m): plus haut village d'Europe. (Queyras, Hautes-Alpes).
Vue direction NORD-OUEST

Photo n°201707131
Plissement d’une roche (Queyras) (Hautes-Alpes)
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Plissement d’une roche vers l’ancienne mine de cuivre de Saint-Véran (Queyras, Hautes-Alpes)

Contrairement aux déformations cassantes qui donnent naissance à des failles, les déformations souples génèrent des plis. Les roches sont cassantes à température et pression faibles lorsque qu’elles se trouvent à proximité de la surface de la croûte terrestre. A contrario, les roches sont plastiques et se déforment facilement à température et pression fortes lorsqu’elles se situent à plusieurs kilomètres (ou dizaines de kilomètres) sous la surface de la croûte.
On trouve des plis de toutes les tailles : centimétrique (comme sur la photographie) à kilométrique ou plus…

 
Photo n°201707133
Ancienne carrière de « marbre vert » de Clausis, dans la vallée de l’Aigue Blanche (2300m), à 7 km de Saint-Véran. (Queyras, Hautes-Alpes)
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Ancienne carrière de « marbre vert » de Clausis, dans la vallée de l’Aigue Blanche (2300m), à 7 km de Saint-Véran. (Queyras, Hautes-Alpes)

D’un point de vue géologique, le marbre vert est une ophicalcite (ophiolites associées à de la calcite ou à de la dolomite). Cette roche sédimentaire détritique (constituée de débris de roches) est intercalée entre les roches constitutives du plancher océanique avec des serpentinites et des gabbros (au-dessous) et des basaltes et des sédiments océaniques (au-dessus). (2)
Le «marbre vert» de la vallée de l'Aigue Blanche à Saint-Véran est constitué de serpentinite fragmentée. De la calcite remplit les espaces formés par la fragmentation de la roche (serpentine veinée de calcite).
Ce "marbre vert" ou ophicalcite constitue ainsi un témoignage de la présence de l’océan alpin avant la collision des plaques européenne et africaine qui a donné naissance aux Alpes.

(Le nom des roches s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 
Photo n°201707127
Ancienne mine de cuivre de Saint-Véran (Saint-Véran, Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
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Ancienne mine de cuivre de Saint-Véran (Saint-Véran, Queyras, Hautes-Alpes)

Il arrive parfois que les ophicalcites (marbre vert) soient associées à une couche minéralisée de sulfures de cuivre et de fer, ainsi que de cuivre natif. C’est justement le cas de l’ancienne mine de cuivre de Saint-Véran. De tels gisements sont localisés sous le plancher océanique, exactement à l’interface entre le sommet du manteau dénudé et les premiers sédiments déposés. Ils proviennent très probablement d’anciens « souffleurs noirs », sources thermales qu’on trouve à proximité des dorsales des océans actuels. (2)

(Une autre photographie de la mine de cuivre s'affiche au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507001
Lac de la Blanche et lacs Blanchet (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue depuis la Tête de Longet (3146m) sur le cirque de la haute Aigue Blanche
Le cirque de la haute Aigue Blanche témoigne de la présence de la croûte océanique de la Téthys (basalte, gabbro, serpentine):
le Rouchon, gabbro; Rocca Bianca, gabbro; Tête des Toillies, basaltes en coussins; Col de la Noire, serpentine.
(Les noms s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507002
Lac de la Blanche et lacs Blanchet (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue depuis la Tête de Longet (3146m) sur le cirque de la haute Aigue Blanche
(Les noms des lacs s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°201507003
Lac de la Blanche et lacs Blanchet (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Vue depuis la Tête de Longet (3146m) sur le cirque de la haute Aigue Blanche
(Le nom du lac s'affiche au survol de l'image par le curseur de la souris)

Photo n°P1010444
Lac de la Blanche et lacs Blanchet (Queyras, Hautes-Alpes)
Cliché Dominique SOYEZ
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Le lac de la blanche et les 2 lacs Blanchet vus depuis la crête du coq; point 3159m.
(Les noms des lacs s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)

 

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