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Grand lac des Estaris (2563m)

Orcières-Merlette
Champsaur

Les Écrins

Hautes-Alpes

 

Latitude  44° 43' 58'' N
Longitude 6° 20' 39'' E
Altitude 2 563 m

Agrandir la carte IGN d’après le site GÉOPORTAIL https://www.geoportail.gouv.fr



  Itinéraires d'accès au lac

ITINÉRAIRE BALISÉ

      Le Grand Lac des Estaris (2 563 m) se situe au-dessus de la station d'Orcières-Merlette dans le Champsaur (Écrins, Hautes-Alpes) (carte).

      L'accès routier à Orcières-Merlette (40 km au NORD-EST de Gap) se fait par la D 944 qui remonte la vallée du Drac jusqu'au village d'Orcières (accès routier n°1).

      On peut garer sa voiture au parking P4 (gratuit l'été, en 2017), pour un départ en "Télémix" ou au parking le plus élevé (1 870 m), pour un départ à pied. (Renseignements: Remontées mécaniques - Tél. 04 92 55 89 80; Office du Tourisme - Tél. 04 92 55 89 89).

      On atteint Orcières-Merlette depuis Saint-Julien-en-Champsaur (accès routier n°2), Gap (accès routier n°3) ou Grenoble (accès routier n°4), par exemple.

      Voici les itinéraires de randonnée :

  N°1 d’après le site communautaire Bivouak.net www.bivouak.net, Copyright ©

  N°2 d’après le site participatif Altituderando www.altituderando.com, Copyright ©

 

  Contexte géologique du lac

      Les massifs cristallins sont formés d'un soubassement, le "socle cristallin", surmonté d'une "couverture sédimentaire" (ou pas si cette dernière a disparu sous l'effet de l'érosion !). (En savoir plus)

      Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux"Du grec krústallos « glace », et du latin crystallus « eau congelée, glace », un cristal est un solide possédant une stucture organisée grâce à un motif répétitif (par opposition à amorphe = non cristallisé)." (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux"Un minéral est un cristal possédant une formule chimique déterminée et une structure organisée grâce à un motif répétitif." qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre"Du latin crusta « ce qui enveloppe, ce qui recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie », la croûte terrestre constitue l'enveloppe externe de la Terre. On distingue deux types:
- La croûte continentale est composée de granites (micashistes, gneiss, granites).
- La croûte océanique, aussi nommé plancher océanique, est composée de basaltes, de gabbros et de serpentinites."
, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines : (En savoir plus)
- soit elles proviennent de la croûte"Du latin crusta « ce qui enveloppe, ce qui recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie », la croûte terrestre constitue l'enveloppe externe de la Terre. On distingue deux types:
- La croûte continentale est composée de granites (micashistes, gneiss, granites).
- La croûte océanique, aussi nommé plancher océanique, est composée de basaltes, de gabbros et de serpentinites."
elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau"Le manteau est la couche concentrique située entre la croûte et le noyau de la Terre." et ont ainsi subi un métamorphisme"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010." (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des ROCHES MÉTAMORPHIQUES;
- soit elles proviennent du manteau"Le manteau est la couche concentrique située entre la croûte et le noyau de la Terre.", d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)."; ce sont des ROCHES PLUTONIQUES"Les roches plutoniques (ou intrusives) se forment lors du refroidissement d'un magma en profondeur. La lenteur du processus (jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'années) permet aux roches de cristalliser. Ces roches sont généralement grenues." ou INTRUSIVES (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des ROCHES VOLCANIQUES"Les roches volcaniques se forment lors du refroidissement rapide d'un magma arrivé en surface de la croûte terrestre. On les appelle aussi roches extrusives ou roches effusives." (cristallisation perturbée par refroidissement rapide).

      La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition). (En savoir plus)
 

      Ainsi le massif des Écrins - Pelvoux (4 102 m) fait partie des principaux massifs cristallins"Les massifs cristallins sont formés d'un soubassement, le "socle cristallin", surmonté d'une "couverture sédimentaire" (ou pas si cette dernière a disparu sous l'effet de l'érosion !).

Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide).

La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition)."
des Alpes externes, au même titre que le Mercantour, la Chaîne de Belledonne ou le Mont Blanc. C’est aussi le plus grand et le seul à présenter une forme circulaire. Son "socle cristallin"Le "socle cristallin" des massifs cristallins, est formé d'un assemblage de cristaux (d'où le terme "cristallin"). Les minéraux qui y sont cristallisés ne se forment que dans les profondeurs de la croûte terrestre, dans des conditions de températures et de pressions considérablement élevées. Les roches qui forment ce "socle cristallin" ont deux origines :
- soit elles proviennent de la croûte elle-même, d'où elles ont plongé en direction du manteau et ont ainsi subi un métamorphisme (cristallisation ou recristallisation par métamorphisme); c'est le cas de la plupart des roches qui constituent ce socle, ce sont des roches métamorphiques;
- soit elles proviennent du manteau, d'où elles sont remontées :
   - très lentement, sans atteindre la surface, sous la forme de plutons de granites; ce sont des roches plutoniques ou intrusives (cristallisation par refroidissement lent);
   - très rapidement, en épandant leurs laves à la surface du sol, ce sont des roches volcaniques (cristallisation perturbée par refroidissement rapide)."
" comporte plusieurs types de roches métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010.", une seule sorte de roche intrusive ou plutonique"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." (granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche).") et quelques roches volcaniques"Les roches volcaniques se forment lors du refroidissement rapide d'un magma arrivé en surface de la croûte terrestre. On les appelle aussi roches extrusives ou roches effusives.". Les roches métamorphiques"Le métamorphisme (du grec metá , au-delà, après et morphế ,forme) désigne l'ensemble des transformations subies par une roche (sédimentaire, magmatique ou métamorphique) sous l'effet de modifications des conditions de température, de pression, de la nature des fluides et, parfois, de la composition chimique de la roche. Ces transformations, qui peuvent être minéralogiques, texturales, chimiques ou encore structurales, amènent à une réorganisation des éléments dans la roche et à une recristallisation des minéraux à l'état solide." Christian Nicollet (2010) « Métamorphisme et géodynamique », Paris, Dunod, coll. « Sciences Sup »,‎ février 2010.", qui constituent la majeure partie du "socle cristallin", se sont formées par recristallisation lors de l’apparition de montagnes à l’Ère Primaire (Hercynien"Hercynien (du latin Hercynia silva, forêt hercynienne, qui s'étendait sur l'Allemagne centrale) désigne les reliefs formés en Europe occidentale durant la période géologique d'orogenèse de même nom. Pendant cette période, qui s'est étalée du Dévonien (-400 millions d'années) au Permien (-245 millions d'années), trois masses continentales se sont rapprochées, puis chevauchées pour former le supercontinent Pangée. Cette collision continentale est à l'origine de la surrection de plusieurs massifs européens nommés chaîne hercynienne ou chaîne varisque."). Les plutons"Du nom du dieu des Enfers, dans la mythologie grecque, le pluton est le devenir d'un magma piégé dans les profondeurs de la croûte terrestre, alors même qu'il montait vers la surface, à travers les roches qui le recouvrait. Ce magma a subit un refroidissement lent conduisant à la formation de granite, type même de la roche "intrusive". Les plutons n'apparaissent en surface que suite à des processus d'érosion : ils forment alors des massifs en coupole, constitués de granite." de granite"De l'italien granito, « qui a une structure granuleuse », les granites sont des roches claires, en général, se caractérisant chimiquement par une relative pauvreté en calcium et magnésium et une richesse en silice. Type même de la roche intrusive ou plutonique, les granites sont composés de minéraux de quartz (silice pure), de feldspaths (silice et alumine) et de micas (Biotite, couleur noir ou Muscovite, couleur blanche)." se sont eux aussi formés durant l'orogénèse"L'orogénèse (grec oros, « montagne » et genesis, « naissance ») désigne l'ensemble des processus géodynamiques par lesquels se constituent les chaînes de montagnes." hercynienne. L'ensemble du socle a été soulevé lors de la surrection des Alpes, il y a 40 millions d’années. Le massif des Écrins héberge également des terrains sédimentaires"La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition)." (En savoir plus), comme la région d'Orcières-Merlette où se trouve le lac des Estaris. (En savoir plus)
(Carte géologique du massif des Écrins - Pelvoux par le Pr GIDON)

      Installé dans un cirque, au pied du versant sud de la Pointe des Estaris (3 086 m), le Grand Lac des Estaris (2 563 m) se trouve dans un environnement de Grès du Champsaur"Les "grès du Champsaur" sont un flysch grossier constitué de bancs épais de grès séparés par des lits d'argiles, datant du Priabonien (Éocène supérieur) (-38 à 34 millions d'années). Cette alternance de couches de grès et d'argiles représente les derniers sédiments déposés dans l'océan, juste avant la disparition de ce dernier et le début du plissement alpin.", alternance de bancs de grès"Le grès est une roche sédimentaire détritique, issue de l’agrégation et de la cimentation (ou diagenèse) de grains de sable composés de silice (quartz)." et de schistes"La schistosité est la texture feuilletée caractéristique, formée par une succession de plaques très fines, que prennent les roches après avoir subit un métamorphisme." argileux"Du latin «argilla», argile, l'argile désigne une famille de minéraux, les silicates SiO4, ou une particule dont la granulométrie (dimension) est inférieure à 4 microns." de la couverture sédimentaire"La "couverture sédimentaire" des massifs cristallins, est formée, quant à elle, de sédiments datant de l'Ère Secondaire et de l'Ère Tertiaire (sédiments non métamorphisés, par définition)." datant du Paléogène (entre -65 et -23 millions d'années).

      Les "grès du Champsaur" sont constitués de bancs épais de grès séparés par des lits d'argiles, datant du Priabonien (Éocène supérieur) (-38 à 34 millions d'années). Cette alternance de couches de grès et d'argiles représente les derniers sédiments déposés dans l'océan, juste avant la disparition de ce dernier et le début du plissement alpin. Il s'agit d'un flysch"Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Ces dépôts ont eu lieu juste avant la disparition de la Téthys Ligure ou océan liguro-piémontais, il y a 65 millions d’années environ." grossier. Les flyschs"Typiquement un flysch est constitué par une alternance de bancs de grès (en bas) et de schistes argileux (en haut). Les flyschs se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous, petits grains dessus. On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification. Ces dépôts ont eu lieu juste avant la disparition de la Téthys Ligure ou océan liguro-piémontais, il y a 65 millions d’années environ." se forment par avalanches sous-marines lorsqu’un océan se referme. Ils proviennent de boues et de sables déposés dans des eaux peu profondes qui dévalent une pente vers des eaux plus profondes. Ces boues et ces sables se redéposent au fond de l’océan par décantation : gros grains dessous (bancs de grès), petits grains dessus (schistes argileux). On parle de granuloclassement, d'où la présence d’une stratification.

      Les glaciers ont creusé la cuvette du Grand Lac des Estaris dans une veine de marne"La marne est une roche sédimentaire, mélange de calcite (CaCO3) et d'argile dans des proportions à peu près équivalentes." tendre (passée marneuse), à l'amont d'un verrou"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage." de Grès du Champsaur"Les "grès du Champsaur" sont un flysch grossier constitué de bancs épais de grès séparés par des lits d'argiles, datant du Priabonien (Éocène supérieur) (-38 à 34 millions d'années). Cette alternance de couches de grès et d'argiles représente les derniers sédiments déposés dans l'océan, juste avant la disparition de ce dernier et le début du plissement alpin.", roches plus durs. (1) (2)

      Ainsi le Grand Lac des Estaris (2 563 m) est un lac de surcreusement glaciaire"Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde que s’il avait été causé par de l’eau liquide : c'est la raison pour laquelle on parle de surcreusement.", barré par un verrou"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage." rocheux. (Le creusement érosif dû à la glace laisse une cavité plus profonde [on parle de surcreusement] que s’il avait été causé par de l’eau liquide). Lorsqu’un verrou"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage.", constitué par des roches plus dures, plus résistantes à l’abrasion, tend à bloquer l’écoulement d’un glacier, la glace qui continue à s’accumuler en amont, creuse, affouille"Du latin «fodiculare», fouir, creuser, affouiller signifie attaquer en creusant et comme en fouillant le sol ou la base d'une roche, en parlant de l'action de l'eau et/ou de la glace.", érode dans les roches les plus tendres. Les débris rocheux dus à l’érosion sont évacués en remontant la pente dans le sens de l’écoulement du glacier. Une dépression se forme dans la zone SUR-creusée : on la nomme OMBILIC GLACIAIRE"L'ombilic pour la zone déprimée, surcreusée, situé en amont du verrou glaciaire. Après le retrait du glacier, cette dépression est généralement occupée par un lac.". Le barrage naturel, qui est à l’origine de la formation de cet ombilic, porte quant à lui le nom de VERROU GLACIAIRE"Un verrou est un ressaut qui marque l'endroit où le glacier a moins profondément affouillé qu'à l'aval et à l'amont. Souvent constitué de roches plus dures, il forme ainsi un point haut où la vallée est plus étroite : c'est un barrage.". Lorsque le glacier fond, un lac occupe l’ombilic avant d’être comblé par des alluvions.
 

  N°1 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°2 Jacques DEBELMAS, Arnaud PÊCHER et Jean-Claude BARFÉTY (2002)
"Découverte de la géologie du Parc National des Écrins"; Éditions du BRGM

  N°3 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°4 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°5 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°6 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

  N°7 d’après le site GEOL-ALP www.geol-alp.com de Maurice GIDON, Copyright ©

 

  Contexte écologique du lac

      Localisée au centre-est du département des Hautes-Alpes, dans le massif du Champsaur, la « Réserve Naturelle du Grand Lac des Estaris » s’étend sur 782 hectares, à la périphérie du Parc National des Écrins, au nord-est de la ville de Gap, sur la commune d'Orcières. Globalement orienté au sud, cet espace naturel englobe le versant raide et rocailleux d’un cirque (Pointe des Estaris (3086 m) et des pentes herbeuses avec des roches moutonnées"Affleurements rocheux en forme de bosses qui portent les traces de leur modelage par le passage d'un glacier, comme les stries d'abrasion." contenant des lacs (Estaris, Long, Profond, Sirènes et Jumeaux). Il se caractérise par un très remarquable complexe de zones humides d'altitude. Cette Réserve est entièrement situé aux étages subalpin, alpin et nival, entre 2 140 m et 3 086 m d’altitude.

      Cet espace naturel permet la coexistence de bas-marais alcalins, de bas-marais acides et de formations marécageuses artico-alpines dans un espace relativement réduit. La conservation des habitats d'espèces végétales pourra se faire en limitant l'impact de la station de ski d'Orcières-Merlette sur les zones humides.

      Cinq milieux déterminants sont présents sur ce site :
- les bas-marais pionniers arctico-alpins à Laîche bicolore (Carex bicolor),
- les bas-marais cryophiles d'altitude des bords de sources et suintements à Laîche des frimas (Carex frigida),
- les ceintures péri-lacustres des lacs froids et mares d'altitude à Linaigrette de Scheuchzer (Eriophorum scheuchzeri),
- les éboulis calcaires fins, représentés notamment par des formations à Liondent des montagnes (Leontodon montanus),
- les éboulis calcaires fins, représentés notamment par des formations à Bérardie laineuse (Berardia subacaulis).

      Les autres milieux humides remarquables comprennent :
- les bas-marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana),
- les bas-marais acides,
- les formations amphibies à Rubanier à feuilles étroites (Sparganium angustifolium) des rives exondées, des lacs, étangs et mares.

      Les autres habitats remarquables du site comprennent :
- les pelouses calcicoles alpines et subalpines à Séslérie bleutée (Sesleria caerulea),
- la Laîche toujours verte (Carex sempervirens),
- les éboulis calcaires alpins à éléments moyens à Tabouret à feuilles rondes (Noccaea rotundifolia),
- les éboulis siliceux,
- les rochers et falaises calcaires.

      Le site comprend huit espèces végétales déterminantes.
Quatre sont protégées au niveau national :
- la Primevère du Piémont (Primula pedemontana),
- l'Androsace pubescente (Androsace pubescens),
- le Saule à feuilles de myrte (Salix breviserrata),
- la Laîche bicolore (Carex bicolor), rare Cypéracée des marécages arctico-alpins froids d'altitude.
Trois sont protégées en région Provence-Alpes-Côte d'Azur :
- le Potamot allongé (Potamogeton praelongus),
- le Jonc arctique (Juncus arcticus), plante arctico-alpine rare des marécages et bords de ruisselets,
- le Pâturin vert glauque (Poa glauca).
Une espèce n'a pas de statut de protection :
- le Potamot à feuilles de graminée (Potamogeton gramineus).

      En outre, le site comprend quatre espèces végétales remarquables.
Deux sont protégées au niveau national :
- la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), Astéracée archaïque endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." des Alpes sud-occidentales typique des éboulis calcaires à éléments fins,
- le Scirpe alpin (Trichophorum pumilum), rare Cypéracée circumboréale des bas-marais froids d'altitude.
Deux espèces n'ont pas de statut de protection :
- le Génépi laineux (Artemisia eriantha),
- le Génépi noir (Artemisia genipi).

      Parmi les Mammifères du site, se trouvent :
- le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), Ongulé déterminant dont les populations locales sont issues de réintroductions,
- le Lièvre variable (Lepus timidus), Lagomorphe remarquable, relique de l'époque glaciaire, fréquentant des milieux assez variés (alpages, éboulis, landes, forêts, pelouses, champs, cultures, friches) entre 1 200 à 3 100 m d'altitude.

      Les Oiseaux sont représentées par :
- l'Aigle royal (Aquila chrysaetos),
- la Perdrix bartavelle (Alectoris graeca), Galliforme méridional de montagne recherchant les versants ouverts et ensoleillés avec des barres rocheuses,
- le Lagopède alpin (Lagopus mutus), Galliforme remarquable, d'origine arctique, relique de l'époque glaciaire dans les Alpes, où il occupe les reliefs de croupes et de crêtes, fréquemment enneigés et balayés par le vent,
- le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), Corvidé nicheur remarquable peu fréquent, inféodé aux alpages (où il vient s'alimenter) situés à proximité de falaises (où il niche),
- la Niverolle alpine (Montifringilla nivalis), Passéridé paléo-montagnard remarquable, caractéristique des pelouses avec escarpements rocheux des étages alpin et subnival des massifs montagneux les plus élevés.

      Les Poissons dulcicoles (d'eau douce) comprennent notamment :
-  l'Omble chevalier (Salvelinus alpinus), espèce autochtone des lacs Léman et du Bourget, introduite à la fin du XIXème siècle dans certains lacs d'altitude du Haut Dauphiné, typique des lacs profonds et froids et qui fait toujours l'objet d'alevinages réguliers.

      Les insectes sont représentés par des Lépidoptères Rhopalocères (papillon de jour) :
- l'Azuré du Serpolet (Maculinea arion), espèce remarquable et protégée au niveau européen, inféodée aux bois clairs et ensoleillés, pelouses et friches sèches avec présence de ses plantes hôtes, des Serpolets (pour sa chenille) et de sa principale fourmi hôte, Myrmica sabuleti (pour sa larve), jusqu'à 2 400 m d'altitude,
- le Céphalion (Coenonympha gardetta macromma), sous-espèce remarquable de la sous-famille des Satyrinés, endémique"L'endémisme, du grec éndêmos, indigène, caractérise la présence naturelle d'un groupe biologique exclusivement dans une région géographique délimitée." du centre et de l'ouest des Alpes, à aire de répartition disjointe, inféodée aux pelouses et fourrés de l'étage subalpin,
- l'Apollon (Parnassius apollo), espèce remarquable d'affinité montagnarde, protégée au niveau européen, peuplant les rocailles, les pelouses et les éboulis à Crassulacées et Saxifragacées entre 500 et 2 500 m d'altitude,
- le Petit Apollon (Parnassius corybas sacerdos), espèce remarquable et protégée en France, des bords des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux aïzoon (Saxifraga aizoides).

(En savoir plus).

      Inventaire de la faune et de la flore: INPN
 

  N°1 d’après le site INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel inpn.mnhn.fr, Copyright ©

  N°2 d’après le site RÉSERVES NATURELLES DE FRANCE www.reserves-naturelles.org, Copyright ©

 

 

Photo n°
Grand lac des Estaris (2563m) (Champsaur, Écrins, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Vue sur la Pointe des Estaris (3086m)
(Photographie à changer)

Photo n°
Grand lac des Estaris (2563m) et Lac Long (2515m) (Champsaur, Écrins, Hautes-Alpes)
Cliché Serge SOYEZ
Copyright Reproduction interdite sans autorisation
Depuis Le Drouvet (2700m), vue sur le lac des Estaris et le lac Long
(Les noms des lacs s'affichent au survol de l'image par le curseur de la souris)
(Photographie à changer)

 

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